LA MAISON MERVEI
Tout a commencé par un cours de couture, après le Covid. Une idée de ma meilleure amie — moi, je n'avais jamais touché une machine. J'ai galéré sur mon premier tote bag, j'étais sans doute la moins douée du cours. Mais ce jour-là, j'ai découvert qu'on pouvait partir d'un simple tissu et en faire un objet, de ses propres mains. Deux jours plus tard, je commandais ma machine. J'ai tout appris seule, pièce après pièce.
Puis je suis tombée enceinte, et la couture a changé de sens. Je cherchais pour mon bébé une qualité que je ne trouvais nulle part — alors je l'ai cousue moi-même. Son premier tapis. Sa première couverture. Sa cape de bain pour son premier bain. Ces moments n'arrivent qu'une fois ; les objets qui les accompagnent devaient être à leur hauteur.
Et puis ma fille est née. On m'appris à la nourrir, à l'endormir, à la laver. Mais ses temps d'éveil, personne ne m'en avait parlé. Je sentais que c'était important, l'éveil — ce mot revenait partout. Je voulais faire ce qu'il fallait pour elle, et je ne savais pas comment. Qu'est-ce qu'on fait, là, toutes les deux, sur le tapis ? Comment on joue avec un bébé d'un mois ? De deux mois ?
Alors j'ai cherché — et ce que j'ai appris m'a donné une direction pour des années. À la naissance, un bébé possède déjà tous ses neurones : ce qui se construit ensuite, ce sont les connexions entre eux — près d'un million par seconde, au rythme de ce qu'il vit, voit, touche et partage. À trois ans, son cerveau a atteint 80 % de sa taille adulte. Chaque moment d'éveil, chaque texture explorée, chaque échange de regards participe à cette construction. Il n'y a rien à forcer : il y a un quotidien à nourrir.
C'est devenu la mission de MERVEI : offrir aux enfants le meilleur départ, en donnant aux parents ce qui le permet — des créations cousues main pensées pour l'éveil, des jouets choisis avec notre psychomotricienne, et des réponses simples aux questions qu'on se pose sur le tapis. Le nom porte tout : la merveille de ces premières années, et l'éveil qui les construit.
Douter, c'est déjà prendre soin.